Bonsoir,
En fait cette rumeur populaire des 10 ans de stock de pièces n'est ni plus ni moins qu'un leure.
Aucun texte précis ne légifère sur la question, et les constructeurs ne tiennent aucunement compte de cette durée de mise à disposition de pièces de rechange.
Il est évident qu'il y a 30 ans, les technologies évoluaient si lentement que nombre de pièces des années 65 à 70 étaient toujours implantées dans des véhicules neufs sortis dans les années 1980. La disponibilité était donc assez grande.
Enfin déjà à l'époque, les constructeurs ne se souciaient pas vraiment de ces questions : que ce soit sur les Opel GT, Talbot Tagora, berlinettes Alpine ou autres micro-sportives, la liste est longue des véhicules pour lesquels les pièces étaient plus que difficiles à obtenir, voire impossibles.
Les premières pièces à faire défaut concernent habituellement la carrosserie, mais on n'est à l'abri d'aucune surprise.
J'avais traîté de ce problème de disponibilité de pièces de rechange à l'occasion d'un colloque réalisé dans les années 90 au sein d'un groupe automobile français, or la direction ne niait pas l'existance d'un us et coutûme, mais pas plus.
Alors un texte du genre « la période pendant laquelle il est prévisible que les pièces indispensables à l’utilisation du bien seront disponibles sur le marché » ça reste bien court et surtout très relatif !
Quelle est la durée de vie estimée d'un véhicule : 100.000 km ou 4 ans, ou tout simplement la prochaine génération du modèle ?
Et puis dans cette période d'évolution rapide des normes, peut-on estimer raisonnable de fournir des pièces de rechange pour maintenir un véhicule répondant aux normes euro-4 ou pire euro-3... tout n'est qu'une question de point de vue et d'interprétation.
Pas si évident que ça, et les grands pontes de l'automobile, ça les fait franchement sourire.
Ça me rapelle les textes de loi qui précisent que sur le lieu de travail, la température doit être raisonnable... du grand n'importe quoi !
A+
Thierry