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Automobile et Environnement

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Harry:
Selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, les automobiles émettent plus de gaz à effet de serre, mais scooters et motos génèrent plus de polluants locaux.
 
MOTOS, scooters, voitures... Tous les véhicules ne cessent de réduire leurs émissions de polluants. Le problème est qu'ils ne le font ni au même rythme, ni au même ni­veau. Tel est le principal constat de l'Ademe, qui, comme chaque année, publie son palmarès 2006 des véhicules les moins polluants.
 
Côté voitures, l'agence de l'en­vironnement dresse un constat général plutôt encourageant : une voiture vendue aujourd'hui pollue deux fois moins qu'il y a cinq ans. Et, pour la première fois, près de la moitié des voitures vendues l'an dernier appartiennent aux classes dites vertes : moins de 140 grammes de dioxyde de carbone (CO2) par kilomètre.
 
Arrivent en tête du classement la Smart Fortwo dans la catégorie diesel et la Toyota Prius dans la catégorie essence. Autre sujet de satisfaction pour l'Ademe, les ventes de 4 x 4, gros émetteurs de gaz carbonique, ont stagné l'an dernier pour la première année.
De façon plus générale, la France, où la part du diesel atteint 71 %, se place au 4e rang en Eu­rope pour les émissions de CO2 au kilomètre. Elle se trouve derrière le Portugal, l'Espagne et l'Italie. Bref, quatre pays du sud qui, contrairement aux idées reçues, affichent en la matière des performances bien supérieures à celles des états du nord de l'Europe, terres d'élection des grosses cylindrées.

Côté deux-roues, l'agence souligne également de notables progrès. Qu'il s'agisse des polluants locaux (hydrocarbures imbrûlés (HC), de l'oxyde de carbone (CO), du monoxyde et dioxyde d'azote (NOx) et surtout des polluants généraux tel que le CO2.
 
Un match nul
 
Et en comparant les voitures aux deux-roues, l'Ademe conclut à un match nul. S'agissant des polluants locaux, les premières présentent en effet de bien meilleurs résultats que les seconds et tout particulièrement les petites cylindrées. Une moto de 125 cm³ émet dix fois plus d'oxyde de carbone et d'hydrocarbures imbrûlés et six fois plus d'oxydes d'azote que la moyenne des voitures à essence. Il est vrai que les scooters et motos sont soumis à des normes européennes moins sévères que les automobiles.
 
En revanche, les émissions de gaz à effet de serre des deux-roues restent très inférieures à celles des meilleurs véhicules. Cela s'explique notamment par la consommation de carburant bien moindre pour un deux-roues que pour une voiture. « Entre la conduite souple ou énervée d'une voiture, la différence de consommation peut atteindre 30 à 40 % », ajoute Alain Morcheoine, directeur de l'efficacité énergétique de l'Ademe.
 
Si des progrès techniques sont encore attendus pour réduire la pollution, ils sont de plus en plus difficiles à obtenir, constate l'Ademe. Récemment, les gains dans le domaine des polluants locaux se sont faits au détriment de ceux obtenus pour le CO2. « Le futur passage aux nouvelles normes européennes devrait encore amplifier ce phénomène », explique Michèle Pappalardo, la présidente de l'agence.
 
Et pourtant. Les transports représentent 27 % du total des émissions de gaz à effet de serre en France et leurs rejets ont augmenté de 23 % depuis 1990.

lefigaro.fr

Harry:
Les comptes du diesel

Tout est beau et les comptes sont bons lorsqu'il s'agit de diesel. La planète automobile française tourne aveuglément autour de ce moteur, redécouvert fortuitement parce que Ford, ne parvenant pas à écouler un modèle rustique il y a vingt ans, avait inventé une promotion astucieuse : le diesel au prix de l'essence. Dépassé par son succès, Ford allait rapidement être imité par d'autres. Mais ceux-là disposant de techniques plus évoluées, le différentiel de prix avec le moteur essence allait être progressivement rétabli.
 
Pas de quoi ralentir pourtant la progression folle des ventes du diesel dont le prix, sensiblement plus avantageux à la pompe, allait devenir la seule motivation d'achat. Les constructeurs eux-mêmes y trouvent aujourd'hui un avantage puisque le diesel consommant moins, ils obtiennent mécaniquement un gain sur la comptabilité des rejets de CO2.
 
Tant que la négligence publique ne prendra pas en compte les vrais polluants du diesel, ce type de moteur pourra croître à l'envi. Cependant, les constructeurs allemands notamment démontrent que des V 8 voire V 10 diesels peuvent atteindre un vrai standing et, munis de coûteux filtres à particules, moins polluer.
 
En revanche, le prix de ces techniques dernier cri est peu supportable par les toutes petites cylindrées qui, de plus, sont soumises aux parcours fractionnés. Or, le diesel qui déteste fonctionner à froid s'expose à de gros problèmes techniques. Si un diesel neuf a du sens pour les gros rouleurs, il n'en a aucun pour les autres, qui se contentent de zappings urbains. L'Argus souligne à raison que l'entretien d'un diesel est deux fois plus coûteux que celui d'un moteur à essence, la détention d'un tel véhicule représentant un budget annuel de 30 % supérieur. Pas de quoi balancer les gains de 10 % obtenus à la pompe et qui reposent sur un artifice fiscal qui sera un jour révisé.

lefigaro.fr

PAPY:
 :) le boom du diesel en France ne vient pas de l'opération moteur diesel au prix de l'essence mais d'une collusion pouvoirs publics (fiscalité avantageuse d'où le coût plus bas à la pompe) / pétroliers désireux de compenser la diminution des ventes de fioul domestique avec le développement du "tout électrique" pour l'habitation lié au développement de nos centrales nucléaires / constructeurs en particulier Pijot convaincu d'avoir une avance dans le domaine et vendant ses modèles plus chers...un scénario "gagnants-gagnants" comme on dit maintenant.... le pb est que la réussite du plan a dépassé les espérances et que les pétroliers français se sont assez vite retrouvés en manque de capacité en gasoil...
les premiers petits diesel tout alu (sur la pijot 204 ) perdaient 50 % de compression en un à deux ans (lié à la qualité pourrie du gasoil : taux de soufre, humidité ) entraînant une corrosion accélérée >:( >:(...le pire c'est que pijot n'avait rien vu venir car ils testaient les moteurs sur bancs ...en continu sans tenir compte des problèmes liés aux démarrages multiples notamment à froid....si le client râlait très fort ils changeaient le moteur, sinon c'était pour leur pomme ! ;D ;D
les progrès sur les moteurs diesel ces 20 dernières années ont été bien plus importants que sur les moteurs essence (sauf dans le cas de l'hybride toyota ). En ville ,écart de conso est souvent de plus de 30 % entre diesel et essence d'où l'effet sur le taux de CO²...on voit aussi de moins en moins de diesel récents qui crachent noir.
Pour ma part avec le CRV 3 je ne ressent pas du tout le fait que je roule au gasoil.. :D :D....sauf à la caisse quand je fais le plein ! 8) 8)

nadar:

--- Citation de: PAPY le 22 mai 2007 à 11:07:07 ---Pour ma part avec le CRV 3 je ne ressent pas du tout le fait que je roule au gasoil.. :D :D....sauf à la caisse quand je fais le plein ! 8) 8)

--- Fin de citation ---

peut-être que tes enfants et petits-enfants, eux, resentiront la différence....

PAPY:
 :D dis-moi Nadar tu roules pas en vélo que je sache ! 8) 8)

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